Ultra Marathons sans assistance, éco-responsables et solidaires
UltraOff
FAQ

FAQ

La réponse est clairement OUI. Vous n’êtes peut-être pas capable de faire un ultra marathon de 170km en moins de 20 heures mais rien ne vous empêche de le faire en 2 ou 3 jours. Ça tombe bien, un UltraOff n’est pas une compétition sportive classique (il n’y a ni classement officiel ni chronométrage). L’important est de le finir sans trop de difficultés.

C’est une question qui revient sans cesse lorsqu’on part faire une longue course en autonomie totale. La réponse dépend de beaucoup de paramètres. Avant toute chose, prenez connaissance de l’équipement obligatoire ainsi que de l’équipement recommandé.  Si vous êtes un(e) ultra-traileur(se) aguerri(e) et que vous souhaitez tout faire d’une traite, il suffit peut-être de repérer à l’avance les endroits autorisés où vous pourrez vous arrêter 2 heures pour vous reposer (un parc par exemple). Dans ce cas, inutile de prendre une tente. Mais, si la météo est incertaine ou si vous voulez avancer de 30km/jour seulement et profiter des endroits, un équipement léger de camping sera le bienvenu.

Si je veux être capable de parcourir 80km/jour, il faut que mon équipement complet pèse moins de 4kg au départ (sans eau). Il se peut qu’à certains moments, il pèse plus de 4kg notamment si je dois porter 3L d’eau mais ceci reste exceptionnel. Pour la nourriture, j’ai toujours au minimum 500g sur moi (au cas où) et je ne les touche que le dernier jour. Pour une course de 2 ou 3 jours avec des points de ravitaillement réguliers (espacés de moins de 30km), en plus du short et du tee-shirt que je porte sur moi, voici ce que je prends pour moins de 4kg :

  • mes bâtons de trail (500g),
  • une ceinture porte-bâtons (50g),
  • un sac à dos de trail 15L (400g),
  • un coupe-vent (70g),
  • un coupe-pluie (200g),
  • 1 tee-shirt technique (80g)
  • des manchons de trail (50g)
  • un vêtement thermique manches longues (150g),
  • un collant long (200g),
  • un bandeau (50g),
  • de la nourriture, graines, barres (500g),
  • un mini-réchaud ultra léger (220g)
  • des contenants de 3L d’eau (100g),
  • une trousse de premiers secours (100g),
  • un sifflet (10g),
  • un sac de survie en aluminium (170g),
  • un matelas gonflant ultra léger (200g),
  • un sac de couchage (200g),
  • une petite bâche de sol en alu 1m40x0,60cm (30g),
  • une lampe frontale (50g),
  • un smartphone (200g)
  • une montre GPS (100g)
  • un câble USB (20g)
  • un mini panneau solaire 5V/10W (135g)
  • ou une batterie externe Powerbank (225g)

Equipement compet 4kg autonomie totale 2 jours autonomie course UltraOff

On ne prépare pas une course en autonomie de 230km en plaine comme on prépare une course en autonomie de 500km en montagne. Dans le premier cas, personnellement, je ne prends ni tente, ni réchaud et je ne dors pas en gîte. Je commence par bien repérer les points d’eau sur la carte – prendre le calque OpenStreetMap ou Mapnik et zoomez suffisamment. Il n’est pas nécessaire que l’eau soit potable. J’ai toujours quelques pastilles de micropur sur moi. Voici un exemple de carte avec les points d’eau. Je repère ensuite les points d’alimentation (boulangeries, épiceries, superettes) ainsi que leurs heures d’ouverture.

Pour ceux qui veulent estimer les heures de passages dans les villages en fonction de leur vitesse moyenne de progression, il existe un excellent logiciel gratuit que je recommande vivement Course Generaror.

La peur et le désir sont les deux faces d’une seule et même main. Quand le désir monte, la peur de ne pas y arriver monte aussi. Lorsque nous renonçons sans aucune raison valable, la peur l’a emporté sur le désir. Cette relation symbiotique est complexe. Il faut du courage pour faire face à ses peurs et de l’humilité pour s’arrêter lorsque c’est trop dangereux. Pour faire court, je vais citer l’excellent Julian Smith dans « The Flinch » qui dit :

« Souvenez-vous : personne n’a de problème avec le premier kilomètre du voyage. Même un enfant pourrait bien se débrouiller au début. Mais ce n’est pas le début qui compte. C’est la ligne d’arrivée. Regardez la ligne d’arrivée maintenant. C’est loin et cela semble impossible. Peut-être que c’est là-haut, dans les nuages, et que le voyage est dangereux ou que la montagne est trop haute. Vous pensez que vous n’êtes pas fait pour cela. Vous pensez que vous n’êtes pas assez fort. Dans un sens, vous avez raison. Vous quittez le projet avant même que la douleur ne s’installe. Vous quittez maintenant pour ne pas abandonner plus tard.
Pourtant, ce qui manque à votre raisonnement c’est que le chemin lui-même vous change. Vous êtes faible parce que vous n’avez pas encore marché sur le chemin. Lorsque vous le ferez, un processus commencera. En gravissant la montagne, vous deviendrez plus fort. Votre cerveau malléable sera façonné par le chemin. Vous pensez peut-être que ce chemin n’est pas pour vous… et c’est le cas mais vous n’arrêterez pas de changer en cours de route. Le chemin lui-même vous endurcira pour la fin. Pour le moment, il vous suffit juste de commencer. »

L’esprit d’une course UltraOff est celui du brevet routier en vélo. Pas de compétition, pas de médaille ni de classement liés à la performance, à la vitesse, ou au record. Ici, une seule chose a de l’importance : participer et cela non pas pour gagner mais pour rencontrer, partager, donner, recevoir, découvrir. C’est dans cet esprit UltraOff que nous proposons ces courses afin d’associer sport, bien-être et tourisme. À chacun, selon ses envies, de distiller plus de sport ou plus de bien-être ou plus de tourisme.

Si vous faites un marathon en 6 heures, il y a fort à parier que vous pourrez repartir pour un autre marathon de 6 heures après une pause de 2 heures. Mais si vous faites un marathon en 3 heures, il y a peu de chances de repartir sur un marathon de 3 heures, même après quelques heures de repos. Le maître-mot est la gestion de course : se préserver au maximum pour durer. Préparez-vous en vous disant qu’une course sur plusieurs jours commence à peu près à la moitié du parcours. Dans quel état physique comptez-vous être à la moitié de votre course ?

Certains seront rassurés par des entrainements professionnels avec du PPG, de « fartlek », du fractionné. D’autres miserons sur un rythme « cool » mais constant. N’oubliez pas que l’absence d’assistance rend une course UltraOff difficile, la performance sportive ne doit pas être mise en premier dans la liste de vos objectifs. Mais plutôt la recherche permanente de solutions pour préserver votre sécurité, alimentation et santé jusqu’au bout.